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Musique classique et opéra par Classissima

Giacomo Puccini

lundi 27 février 2017


Classiquenews.com - Articles

22 février

CD, compte rendu critique. BELLINI, ROSSINI, DONIZETTI, VERDI, GIORDANO, CATALANI, PUCCINI… overtures, preludes & intermizzi (Filarmonica della Scala, Ricardo Chailly, juin 2016, 1 cd Decca)

Classiquenews.com - Articles CD, compte rendu critique. BELLINI, ROSSINI, DONIZETTI, VERDI, GIORDANO, CATALANI, PUCCINI… overtures, preludes & intermizzi (Filarmonica della Scala, Ricardo Chailly, juin 2016, 1 cd Decca). Le Verdi d’ouverture (Il finto Stanislao / le Faux Stanislas, 1840) frappe et claque par sa verve tranchante, d’une motricité toute rossinienne ; tandis que dans Il Lombardi alla prima crociata (qui deviendra comme l’on sait Jérusalem pour l’Opéra de Paris), dans le Prélude au III, met en avant les qualités concertantes du premier violon de la Filarmonica scaligène, son efficacité expressive. La suite réclame davantage d’écoute et rélève l’intérêt car les compositeurs plus tardifs, au tempérament symphoniques, brossent de somptueux paysages, climats intérieurs en liaison avec les situations dramatiques ; ainsi les 4 « véristes » convoqués par Chailly : Catalani, Giordano, Ponchielli, et le dernier du programme : Leoncavallo. Le premier déploie une grâce intérieure miroir pour son héroïne La Wally (1892) ; ainsi l’intro au III séduit par sa vibration aux cordes, ampleur et souffle d’une âme contemplative et désirante… Puis, le Prélude au II de la très rare Siberia (1903) de Giordano (parsifalien), résonne plus gravement (bassons, et tremolos aux contrebasses…), paysage noir, presque d’apocalypse qui ouvre ensuite vers un monde de vibrations naturalistes, volontairement slave et russophones (par les 4 notes répétées qui citent l’incipit du chant des bateliers de la Volga). Dansant et léger, – facétieux même, le ballet des heures de La Gioconda de Ponchielli (1876) est le morceau le plus développé; agissant comme un volet ample, indépendant (presque 10 mn) : il redouble de frémissements suggestifs, en une écriture alerte, aux mélodies enivrantes digne des meilleurs ballets parisiens (et Straussien : Johann évidemment pas Richard) ; l’épisode est une pause d’insouciance dans un succession de tableaux tragiques où bientôt l’héroïne a promis de se donner à celui qu’elle haït le plus : Barnaba. Le ballet trouve une belle fluidité aérienne sous la baguette de Chailly très convaincant dans ce volet qui se situe à l’acte III (à la Ca d’oro à Venise précisément). RICCARDO CHAILLY A LA SCALA : symphonies d’opéras L’intermezzo de Paggliacci de Leoncavallo renouvelle la grâce intensément dramatique et ivre du meilleur Mascagni (Cavalleria Rusticana et ses sublimes paysages sonores qui marquent également un point d’épanouissement dans la conscience des héros). Le pompeux d’I Medici (1893) qui suit peinent à s’alléger : trop wagnérien, grosse caisse et fanfare à l’appui. Heureusement la lyre plus lyrique et sinueuse de 2è Prélude à l’acte III, très parsifalienne elle aussi, rétablit un pur sentiment de symphonisme pastoral. Inscrit dans le fantastique, avec ses fanfares malhériennes propre au début du siècle, Mefistofele de Boito (Prélude au Prologue, dans sa version visionnaire donc de 1876) fait surgir la grande marmite goethéenne : l’opéra de Boito, vaste fresque déroutante par sa démesure même fait résonner l’orchestre à l’échelle du cosmos. Chailly en souligne sans lourdeur la densité des modulations harmoniques d’une authentique modernité alors. Dans cette traversée orchestrale des grands drames lyriques du XIXè et XXè, se distingue évidemment le kitsh cinématographique de Puccini : ses talents de coloriste, et ses harmonies, comme ses trouvailles mélodiques d’une irrésistible séduction : en cela les deux sections qui illustrent son savoir faire, se détachent nettement ; sens du timbre, construction très précise et juste qui fouille la psyché de ses héros en un symphonisme désormais « psychologique » saisissant. Ivresse, attente, sacrifice de Cio Cio San, la jeune geisha sacrifiée de Madama Butterfly de 1904 (intermezzo), puis la subtilité juvénile, printanière d’Edgar, opéra de jeunesse, encore trop mésestimé : Chailly déploie une sensibilité scintillante et réellement chambriste pour Butterfly dans un épisode de plus de 8 mn ; tandis que le Prélude au IV d’Edgard (1889) laisse transparaître une préfiguration fugace et manifeste de l’Adagietto de la 5è de Mahler (postérieure, créée en 1904). La finesse de la direction captive. Même s’ils paraissent dans le désordre, Catalani avant Rossini et Bellini…, chacun des compositeurs forment une unité liée au lieu; chaque ouvrage a été créé à la Scala, soulignant le rôle de créateur actif d’un temple lyrique dont l’histoire musicale laisse pantois. Ainsi Chailly récapitule comme une sorte de fresque stylistique où l’auditeur peut des premiers Verdi et Rossini, jusqu’à Leoncavallo, Boito et Puccini, mesurer l’évolution des écritures, du romantisme au vérisme, et aussi l’impact des styles lyriques français, surtout germaniques, en particulier Wagner, sur la conception sonore de l’opéra italien moderne. Programme intéressant, servi par un maître conteur. La réalisation entend en juin 2016 marquer la prise de fonction de Riccardo Chailly comme nouveau directeur musical de la scène scaligène. Voilà qui rend ses prochaines directions lyriques in loco, … prometteuses. A suivre. ________________ CD, compte rendu critique. BELLINI, ROSSINI, DONIZETTI, VERDI, GIORDANO, CATALANI, PUCCINI… ouvertures, intermèdes (Filarmonica della Scala, Ricardo Chailly, juin 2016, 1 cd Decca)

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21 février

Raretés italiennes par Riccardo Chailly avec le Filarmonica della Scala

Giuseppe Verdi (1813-1901) : Il finto Stanislao, Ouverture. Il Lombardi alla prima crociata, Prelude du Finale de l’acte III. Alfredo Catalani (1854-1893) : La Wally, Introduction de l’acte III. Gioachino Rossini (1792-1868) : La pietra del paragone, Ouverture. Gaetano Donizetti (1797-1848) : Ugo, conte di Parigi, Ouverture. Vincenzo Bellini (1801-1835) : Norma, Ouverture. Umberto Giordano (1867-1948) : Siberia, prélude de l’acte II. Giacomo Puccini (1858-1924) : Madama Butterfly, Intermezzo. Edgar, prélude de l’acte IV. Amilcare Ponchielli (1834-1886) : La GIoconda, Danse des Heures. Ruggero Leoncavallo (1857-1919) : Pagliacci, Intermezzo. I Medici, préludes des acte I et III. Arrigo Boïto (1842-1918) : Mefistofele, prélude du prologue. Filarmonica della Scala, direction : Riccardo Chailly. 1 CD DECCA. Notice de présentation quadrilingue anglais-français-allemand-italien. Enregistré en juin 2016 au Teatro degli Arcimboldi de Milan. Durée : 76'32.




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15 février

Compte rendu, récital lyrique. Barcelone, Liceu, le 12 février 2017. Concert Gregory Kunde & Juan Jesús Rodríguez. Orquestra Simfònica del Gran Teatre del Liceu. Manuel Coves, direction musicale

Compte rendu, récital lyrique. Barcelone, Liceu, le 12 février 2017. Concert Gregory Kunde & Juan Jesús Rodríguez. Orquestra Simfònica del Gran Teatre del Liceu. Manuel Coves, direction musicale. Infatigable Gregory Kunde ! Nous l’avions laissé à Londres dans le rôle de Manrico du Trouvère verdien il y a moins d’une semaine, nous le retrouvons en cet après-midi dominical dans le cadre splendide du Liceu de Barcelone pour un grand concert consacré à l’opéra italien, en duo avec le baryton espagnol Juan Jesús Rodríguez. Un concert qu’on imagine aisément organisé dans une certaine précipitation, le ténor américain chantant son dernier Manrico londonien il y a trois jours à peine ! Mais c’est justement cette urgence qui fait le prix de cet évènement et qui lui donne une flamme dont on se souviendra longtemps. Car, durant plus de deux heures, on sent à quel point toutes les énergies sont dirigées vers un seul et même but, pour faire de cet instant un moment d’exception. De Radamès à Otello, triomphe verdien du ténor Gregory Kunde en récital à Barcelone… Et le lion se releva géant L’orchestre de la maison catalane, malgré quelques imprécisions, fait feu de tout bois et flamboie de tous ses pupitres, chacun des instrumentistes paraissant en mission. A sa tête, le chef espagnol, Manuel Coves, fait très bonne impression, par son geste sûr et sa justesse stylistique, offrant bien plus qu’un accompagnement, mais bien un véritable soutien aux chanteurs. Depuis le haut du théâtre, l’équilibre sonore demeure excellent, bien que le maestro, parfois emporté par son élan, peine par instants à réfréner l’ardeur des musiciens. L’affiche du concert annonçait en grandes lettres le nom de Gregory Kunde dont la photographie seule occupait tout l’espace, rendant ainsi l’identité de son partenaire presque subalterne, une goujaterie qui n’a pas manqué d’étonner. Car malgré les mystères de la typographie, nous avons bien eu droit à deux interprètes de haut rang, d’égale valeur. Et si Juan Jesús Rodríguez demeure peu connu en dehors de son pays natal, il n’en demeure pas moins l’un des meilleurs barytons Verdi de la scène actuelle, tant la voix demeure solide, l’aigu éclatant ; tant le musicien sait chanter legato, archet à la corde ; nuancer le phrasé, en véritable styliste. Seule la couverture du passage nous semble un rien excessive, l’instrument perdant en brillance et en impact ce qu’il gagne en détente. Au-delà d’un très beau « Eri tu », c’est dans Posa et son « Per me giunto » que le chanteur nous parait trouver son emploi idéal, l’émission y sonne absolument naturelle, loin des tentations que lui offrent les emplois plus larges de grossir légèrement sa voix. Dans la seconde partie, il offre également un superbe Prologue de Pagliacci, nuancé à l’aigu arrogant et un « Nemico della patria » de haute école, ces deux airs lui valant un véritable triomphe de la part d’un public conquis. Quant à Gregory Kunde, il continue à nous stupéfier par l’adéquation de sa voix actuelle avec les airs les plus exigeants du répertoire transalpin. Reconnaissons que, durant la première partie du concert, la légère fatigue que nous avions perçue à Londres quelques jours plus tôt recouvre toujours sa voix d’un léger voile, au-delà de la couleur si particulière et si attachante du timbre. On souhaite de tout cœur au chanteur de pouvoir prendre un peu de repos, tant son agenda à venir apparait lourd et épuisant. Ceci posé, le ténor américain demeure électrisant, incomparable tant dans la nuance que dans l’éclat. Le récitatif de Rodolfo tiré de Luisa Miller permet ainsi d’admirer ses dons de diseur, avant une cavatine finement nuancée, et se déployant crescendo, en vrai ténor verdien. L’air de Radames nous confirme que le lion est bien de retour, élégant et éclatant. Si la ligne manque un rien d’égalité, les couleurs développées ici se révèlent admirables, traçant véritablement le portrait du général amoureux. L’aigu final impressionne par son mordant conquérant, et si le diminuendo amorcé avait pu être mené jusqu’au bout, notre bonheur aurait été complet. Mais c’est une fois l’entracte passé que le lion se relève géant, digne de la fascination qui a déjà forgé sa légende. Nous ne l’attendions pas dans Canio, c’est bien dans « Vesti la giubba » qu’il nous a cueillis, bouleversant de sincérité, phrasant avec toute son expérience héritée du bel canto et évitant ainsi tout excès, du grand art. Après un très beau « Donna non vidi mai » puccinien à l’aigu splendide, place au rôle verdien qui devient peu à peu sa nouvelle signature, … celui d’Otello. L’identification avec le maure torturé se révèle totale, et, mordant dans le texte à pleines dents, la vaillance alternant avec l’intériorité murmurée, l’incarnation du ténor américain prend place aux côtés des grands noms qui ont marqué le personnage. Rejoint par le baryton, leur duo se déploie, électrisant d’éclat, – énergie encore renforcée par la complicité évidente entre les deux interprètes. Une apothéose qui résume à elle seule leurs duos précédents : celui des Vespri Siciliani, pleinement vécu et joué – les deux chanteurs ont interprété l’œuvre entière à Valencia pas plus tard qu’en décembre dernier (2016) – et celui de Don Carlo, plein de fière amitié, qui referme en beauté la première partie. Le public fait un triomphe aux deux artistes et les rappelle longuement. Le premier bis revient à Juan Jesús Rodríguez : rien moins que l’air « Cortigiani, vil razza dannata » extrait du Rigoletto verdien, dans lequel le chanteur fait merveille, dardant son sol aigu et achevant la scène dans un legato de violoncelle. Pour le deuxième et dernier bis, c’est au tour de Gregory Kunde : un « Nessun dorma » qui achève de nous mettre à genoux et le public debout. Jetant ses dernières forces dans cet air, le ténor parait littéralement sortir de lui-même. Le médium sonne pleinement, splendidement timbré, le mordant de l’aigu n’exclut jamais la tendresse de la nuance, et, soutenu par un orchestre en ébullition, le si naturel tant attendu surgit comme de nulle part, titanesque et tétanisant d’impact, tranchant comme une lame d’épée, véritable javelot sonore traversant l’espace, triomphal. La salle entière se soulève en une immense ovation pour acclamer le héros. Il est rejoint par son partenaire, et les saluts paraissent ne plus devoir s’arrêter. Devant tant de ferveur, les chanteurs et le chef s’interrogent, … ils finissent par se mettre d’accord. Pendant que les musiciens se préparent à remettre le couvert, le ténor plaisante avec les spectateurs du premier rang… avant de subitement se redresser, l’œil noir et la mine sombre, dans un revirement si soudain que toute la salle éclate de rire : ce sera une reprise du duo d’Otello, plus flamboyant encore que la première fois. Les deux chanteurs rugissent ensemble, les doigts entrelacés, dans une même communion musicale. Et c’est sur cette image de fraternité et de passion que le concert s’achève dans la liesse générale, celle qu’engendre le seul amour de la musique. ______________________ Compte rendu, opéra. Barcelone. Gran Teatre del Liceu, 12 février 2017. Giuseppe Verdi : I Vespri Siciliani, Sinfonia ; “Sogno, o son desto”. Luisa Miller, “Oh fede negar potessi… Quando le sere al placido”. Un Ballo in Maschera, “Alzati… Eri tu”. Aida, “Se quel guerrier io fossi… Celeste Aida”. Don Carlo, “Per me giunto… Io morrò” ; “E lui… desso ! L’infante !… Dio che nell’alma infondere”. Ruggiero Leoncavallo : Pagliacci, “Si può ? Si può ?” ; “Recitar… Vesti la giubba”. Giacomo Puccini : Manon Lescaut, Intermezzo ; “Donna non vidi mai”. Umberto Giordano : Andrea Chénier, “Nemico della patria”. Giuseppe Verdi : Otello, “Dio mi potevi scagliar” ; “Era la notte… Si, per ciel”. Gregory Kunde, ténor ; Juan Jesús Rodríguez, baryton. Orquestra Simfònica del Gran Teatre del Liceu. Manuel Coves, direction musicale.



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11 février

OPERA MAGAZINE N°125 – février 2017 : Rolando Villazon : plus à l’aise en Ulisse ou en Orfeo »

OPERA MAGAZINE N°125 – février 2017 : Rolando Villazon : plus à l’aise en Ulisse ou en Orfeo »… SOMMAIRE du magazine mensuel dédié à l’actualité de l’art lyrique international… GRAND ENTRETIEN et en couverture: À partir du 28 février, le ténor franco-mexicain Rolando Villazon, qui chaque été à Baden Baden pursuit l’enregistrement des grands opéras de Mozart (en 2017, La Clémence de titus avec la Vitellia très attendue de Sonya Yoncheva) est le héros d’une nouvelle production d’Il ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi, d’abord au Théâtre des Champs-Élysées, pour cinq représentations, puis à l’Opéra de Dijon, les 31 mars et 2 avril. Une étape de plus dans la conquête du répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles pour un artiste désormais entré dans une nouvelle période de sa carrière, après une première phase entièrement dédiée aux grands emplois de Verdi, Puccini, Massenet et Gounod. RENCONTRES Bernard Foccroule… Le directeur du plus international des festivals d’opéra français, qui quittera ses fonctions à la fin de l’édition 2018, pour laisser la place à Pierre Audi, annonce, pour juillet, Don Giovanni, Carmen, The Rake’s Progress, Erismena de Cavalli et la création de Pinocchio de Boermans, avec dans le rôle-titre la jeune mezzo Chloé Briot, déjà remarquée dans le rôle principal de Nemo enfant dans Little Nemo de David Chaillou, d’après Windsor McCay, donné en première mondiale le 14 janvier 2017 à Nantes (Théâtre Graslin, repris en mars à Angers). VOIR notre reportage vidéo LITTLE NEMO avec Chloé Briot et aussi : Nadine Sierra : Après la nouvelle production d’Eliogabalo, en début de saison, au Palais Garnier, la jeune soprano américaine participe à la reprise de Die Zauberflöte (en Pamina) à la Bastille, jusqu’au 7 février, puis à celle de Rigoletto (en Gilda), du 27 mai au 27 juin. Elena Mendoza : Le 20 février, la compositrice espagnole propose La ciudad de las mentiras (La Cité des mensonges) sur la scène du Teatro Real de Madrid. Une commande du regretté Gerard Mortier, sous-titrée « théâtre musical en quinze scènes », sur des textes de l’écrivain uruguayen Juan Carlos Onetti. COULISSES : L’Opéra de Mascate (Oman) Inauguré le 12 octobre 2011, le somptueux Opéra Royal de Mascate, capitale du sultanat d’Oman, ne cesse d’augmenter le rythme de ses activités et affiche un taux de remplissage approchant les 100 %. Après avoir accueilli des compagnies telles que le Staatsoper de Vienne, l’Opéra de Monte-Carlo ou l’Opéra de Lyon, il s’apprête à recevoir, les 9 et 12 février, l’Opéra de Florence, avec L’Italiana in Algeri, et prépare pour 2019 sa première production entièrement conçue in loco, qui suivra de près l’ouverture d’une nouvelle salle, plus petite, dédiée entre autres au répertoire de chambre. Umberto Fanni, son directeur général, dresse le bilan des six années écoulées et lève le voile sur les projets. REOUVERTURE : L’Opéra-Comique réouvre avec Fantasio puis Alcyone… Le 12 février, l’Opéra-Comique propose la première nouvelle production de sa saison de réouverture : Fantasio d’Offenbach, avec Marianne Crebassa dans le rôle-titre. Le spectacle se joue au Châtelet, juste avant sa propre fermeture, la réintégration de la Salle Favart, entièrement rénovée, n’intervenant que le 26 avril, avec Alcione de Marin Marais. Olivier Mantei, directeur de l’institution, fait le point sur la situation à la veille du premier lever de rideau et dévoile ses projets. HOMMAGE… Léontyne Price souffle ses 90 printemps. Placido Domingo, lui-même, l’écrit dans son autobiographie : la soprano américaine, qui soufflera ses 90 bougies, le 10 février, possédait la plus belle voix de « soprano Verdi » du XXe siècle. Si elle n’a pas été la première cantatrice de couleur à fouler les planches d’un théâtre, elle reste très certainement la première à avoir accédé au statut de « prima donna » des deux côtés de l’Atlantique. Une reconnaissance amplement méritée pour celle qui a eu la chance de léguer au disque ses incarnations les plus marquantes, et qui demeure un modèle pour toutes les aspirantes rêvant d’Aida ou de Leonora d’Il trovatore et La forza del destino. Et aussi … JEUNES TALENTS : Philippe Sly, baryton-basse… Jusqu’au 19 février, le baryton-basse natif d’Ottawa participe, pour ses débuts à l’Opéra National de Paris, à la nouvelle production de Cosi fan tutte, dirigée par Philippe Jordan. L’attend ensuite, en juillet, le rôle-titre de Don Giovanni au Festival d’Aix-en-Provence. ___________ Dans le guide, critiques de cd, dvd, livres d’opéra. Les comptes rendus de spectacles et productions, l’agenda des productions à ne pas manquer… OPERA MAGAZINE n°125 – février 2017 – 7,90 euros. Parution : le 1er février 2017. 100 pages.

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7 février

CD, compte rendu. SONYA YONCHEVA : HAENDEL / HANDEL, Baroque Heroines (1 cd SONY classical, juin 2016)

CD, compte rendu. SONYA YONCHEVA : Baroque Heroines (1 cd SONY classical, juin 2016). VOICI ASSUREMENT l’un des récitals lyriques de la soprano si sensuelle, Sonya Yoncheva, par ses plus convaincants : contre certains avis qui récemment s’inquiétaient de l’évolution de sa voix et des craintes sur une suractivité dommageable, celle qui en diva impériale, et qui chante actuellement sur les scènes prestigieuses américaines et européennes, essentiellement Verdi et Puccini , s’autorise ici pour SONY, un intermède baroque. C’est une réussite absolue qui en perspective de sa prochaine continuation heureuse de ses Mozart (Vitellia de La Clémence de Titus, cet été à Baden Baden est un moment fortement attendu), confirme la plénitude de moyens plutôt maîtrisés. La tournée annoncée de ce programme (pas de dates annoncées en France hélas à ce jour) devrait elle aussi être un cycle à suivre. Pour l’heure, en manière de prélude, voici le disque qui lui est de toute beautés, véritable collections d’incarnations saisissantes. Alcina, Theodora, Agrippina, Didon… En italien et anglais, la diva Yoncheva affirme une grâce voluptueuse souvent irrésistible… SONYA YONCHEVA EN DIVA BAROQUE . Le début du programme de ces 11 airs, met en avant l’intensité de l’incarnation au service des héroïnes de Haendel, en particulier, sommet pour toutes cantatrices, tragiques et lyriques, Alcina (deux airs parmi les plus pathétiques et déchirants de l’opéra baroque du XVIIIè : Ah mio cor… et Tornami a vagheggiar… / plages 2 puis 4) : l’enchanteresse amoureuse, démunie, impuissante, mie à nue face à l’empire de l’amour qui la dépasse trouve en Sonya Yoncheva, une interprète ardente, même si parfois, le texte est dilué en une émission qui soigne essentiellement le poli et la tenue de la ligne (souveraine). Mais l’esprit et la chair du timbre – à la couleur « callassienne » dans des aigus comme irradiés et puissants, s’imposent à l’auditeur, jusqu’à la sidération. Agrippina (Pensieri, voi mi tormentate!, plage 6) impose l’abattage d’une tragédienne blessée en ses derniers râles fauves : la mère de Néron affirme un tempérament de louve, furieuse autant que détruite. La cantatrice s’y montre plus proche du texte, honneur bafoué d’une impératrice mère, totalement dévastée et tourmentée. Du grand art. D’autant qu’en sa partie centrale, le recitativo secco laisse entrevoir l’articulation dramatique d’une ancienne chanteuse d’abord passionnée d’affects baroques (articulation plus proche du texte). L’écho de cet air fulgurant, halluciné comme proche de la folie, cède ensuite le pas au second de l’acte II : plus léger et presque insouciant, exprimant une pause dans l’esprit d’une héroïne fascinante par ses écarts émotionnels : Ogni vento.. fait surgir soudain, l’âme amoureuse, plus contemplative, enivrée par sa propre sensualité… (plage 8). Plus insouciante, juvénile et d’une fraîcheur agile, la Cléopâtre amoureuse de Non disperar, chi sa? minaude avec un tact percutant, où c’est encore la ligne voluptueuse qui s’étoffe, palpite, se languit délicieusement, en un timbre rond et cuivré d’une absolue séduction (plage 7). Avec le duo Theodora et Didymus, s’affirme une couleur renforcée dans la langue de Purcell : To thee, thou réalise cette sublimation de l’héroïne embrasée par l’amour divin, prête au nom de Dieu à mourir en martyr (plage 9) : avec le concours de celui qu’elle a convaincu dans la mort, son fiancé Dydimus, chanté par le mezzo ample et grave, recueilli et dramatique de Karine Deshayes : la fusion des deux timbres si typés, est idéale (respirations synchronisées superlatives). Pour clore ce récital réjouissant, deux sommets de la lyre tragique amoureuse de Haendel : deux visages de l’amour profane après la transcendance sacrée permise dans Theodora. Son Almirena (Rinaldo) exprime la cristallisation de tous les sentiments d’extase et de ravissement possible ; oserions nous une seule réserve ? un manque parfois de sobriété dans l’élocution, idem pour les violons surornementés de l’orchestre par ailleurs excellent piloté par De Marchi. A ce stade, c’est que nous aimerions l’excellence, aux côtés de cette ligne aérienne, ciselée (parfaite reprise du Lascia ch’io pianga, à la fois blessée et tellement digne, solarisée, grâce à ce timbre iridescent, et comme nous l’avons indiqué précédemment « callassienne” ) ; la franchise dans l’émission des aigus, perce le coeur. L’adieu à l’amour et à la vie de Didon en son heure final (Dido and Aeneas de Purcell), fait enfin entendre cette intelligence du recitatif : une chair linguistique, voluptueuse qui mord dans les mots, où l’extase d’amour se fait mort de délivrance. Quel style ! La finesse et la subtilité, la sobriété (enfin absolue) dans l’émission font surgir au delà de la blessure profonde, gouffre amer et grave, la force morale de la suicidaire. Récital superlatif, Sonya Yoncheva est bien l’une des plus captivantes sopranos actuelles. A suivre. CLIC de CLASSIQUENEWS de février 2017. ____________________ CD, compte rendu critique. HANDEL / HAENDEL : SONYA YONCHEVA, soprano. Academia Montis Regalis. Alessandro De Marchi, direction. Enregistré en juin 2016 (Mondovi, Italie) – 1 cd SONY classical. CLIC de CLASSIQUENEWS de février 2017.

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